Confirmation (J + 146)
Par Fabrice Blocteur le Dimanche, novembre 12 2006, 13:23 - Europe - Lien permanent
Il fait gris. Je viens de vérifier mes messages. J’ai reçu la confirmation que Madame de Bourboulon est bien morte au château de Claireau dans le Loiret. Voilà le message qu’un parent de la famille habitant ce château m’adresse.
Monsieur,
Veuillez trouver les enseignements que j'ai pu recueillir au sujet de la mort de madame de Bourboulon :
En octobre 1865, monsieur et madame de Bourboulon ont rendu visite au marquis et à la marquise de Courcy à Claireau. D'après monsieur de Courcy, "madame de Bourboulon a moins d'entrain, moins de gaieté, moins de vie qu'à l'ordinaire. Pendant la saison qu'elle a suivie récemment aux bains de Divonne, un refroidissement subit a gravement affecté ses bronches.
A la suite d'une promenade faite en forêt par un temps froid et pluvieux, elle a ressenti tout à coup une douleur aiguë dans la poitrine et a dû s'aliter.
Le médecin a diagnostiqué une pleurésie grave. Après quelques jours de grandes souffrances, la pauvre succombe. Ses restes furent transportés à Saint-germain, dans le tombeau de la famille des Bourboulon."
Voila donc les seuls renseignements que je puisse vous fournir, en espérant qu'ils vous seront utiles. Je pense que le lieu où elle repose est Saint-Germain-en-Laye.
C’est donc à Saint-Germain que se terminera cette aventure. Il ne me reste plus qu’à trouver l’endroit exact où elle a été inhumée.
Je suis triste d’apprendre que ces derniers jours furent des jours de grandes souffrances. J’aurais préféré apprendre qu’elle était morte suite à une chute de cheval. Mais je m’y attendais un peu. Plusieurs fois elle avait mentionné ses ennuis de santé sans jamais s’en plaindre. Qui était auprès d’elle pendant ses derniers jours ? A-t-elle été consciente jusqu’à la fin ? Quelqu’un lui tenait-il la main quand ses yeux se sont éteints ? Trente-huit ans. Elle n’avait que trente-huit ans.
Quarante ans. C’est l’âge de Sylvie. Le mois dernier elle a accouché de son troisième enfant. La vie continue. J’ai rencontré Sylvie et son mari Philippe au pied du Nanga Parbat en 1995. Je les ai revus quelques semaines plus tard à Katmandou. Chaque fois que je débarque à Paris, je passe leur dire bonjour. Une fois sur deux ils me présentent leur dernier-né. Cette fois-ci il s’agit de Nicolas. Ce soir on a de nouveau parlé voyage et mangé de la cuisine indienne que Philippe prépare très bien.